Les Fonds européens, objets non identifiés par les Français


Les Français ne connaissent pas, ou peu, les fonds européens. Ils ont pourtant l’intuition que ces outils financiers de l’Union européenne agissent à l’échelle des territoires.

C’est un des principaux résultats d’une enquête de notoriété réalisée par l’IFOP pour la DIACT, début 2008, sur « la connaissance et la perception de l’action de l’Union et des fonds européens auprès des Français ».

Pour pallier ce manque de notoriété, le gouvernement prévoit d’engager un nouveau dispositif d’information permettant de mieux faire connaître le soutien financier apporté par l’Union européenne de façon très concrète au niveau local et mettant en lumière sa dimension sociale.


 

Extraits 

Eléments de conclusion

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La réalisation de cette étude particulièrement ambitieuse s’inscrit dans un contexte national marqué par des perceptions très contrastées à l’encontre de l’Union européenne.

Seules 45% des personnes interrogées considèrent que l’appartenance de la France à l’UE a eu plus d’avantages que d’inconvénients pour le pays, contre 48% d’avis contraire. Ces résultats apportent la preuve que les clivages observés à l’occasion du référendum de mai 2005 sur le projet de traité constitutionnel perdurent alors que les enjeux européens pâtissent d’une couverture médiatique faible et d’un intérêt nettement moindre depuis cette période.

Ces jugements contrastés voire négatifs s’expliquent par des niveaux d’information particulièrement faibles sur les actions menées par l’Union européenne et ses domaines d’intervention. En effet, les résultats de l’étude quantitative témoignent d’une méconnaissance forte des modalités d’intervention de l’Union européenne à l’échelle des territoires et confortent les enseignements de l’étude qualitative.

A titre d’exemple, seules 40% des personnes interrogées s’estiment bien informées sur les actions soutenues par l’UE en France, et 27% sur celles soutenues par l’UE dans leur région. Les scores enregistrés pour les aides financières invitent également à penser que si une proportion non négligeable (quoique minoritaire) de Français a bien l’intuition que l’Europe agit à l’échelle des territoires, les modalités concrètes de cette action pâtissent d’une méconnaissance saisissante.

L’analyse des réponses aux questions portant sur la connaissance des domaines d’intervention de l’Union européenne apporte de précieux enseignements : la méconnaissance générale de la dimension sociale de l’intervention européenne apparaît clairement au cœur de la faiblesse des niveaux d’information et des jugements négatifs concernant le rapport avantages-inconvénients de l’appartenance de la France à l’UE.

A titre d’exemple, seules 29% des personnes estimant que l’UE apporte plus d’inconvénients que d’avantages pour la France pensent qu’elle intervient financièrement en France dans le domaine de l’emploi (de même 20% des personnes très mal informées sur les aides financières de l’UE en France) contre 46% de ceux percevant plus d’avantages que d’inconvénients (et 79% des personnes très bien informées sur les aides financières).

Dès lors, la plupart des fonds européens enregistrent sans surprise des scores de notoriété particulièrement faibles. De même, seule une minorité d’interviewés déclare percevoir un bénéfice personnel grâce aux actions financées par l’Union européenne dans leur région. Sur ce point, l’analyse des résultats témoigne d’une nette corrélation entre les niveaux d’information et la perception de tels bénéfices.

[…]



Cette enquête a été conduite par la DIACT dans le cadre du plan de communication interministériel sur les fonds européens, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la pêche, le secrétariat d’Etat à l’Outre-mer et le ministère de l’Economie, de l’industrie et de l’emploi.

Sa mise en œuvre a bénéficié d’un appui du Cnasea et d’un cofinancement du Fonds européen de développement régional dans le cadre du programme national d’assistance technique.