Un système productif local (SPL) est un groupement d’entreprises, en majorité des PME/PMI qui mutualisent des moyens et développent des complémentarités sur un territoire de proximité, pour améliorer leur efficacité économique.
Elles se fédèrent autour d'un projet commun de mutualisation de leurs moyens et/ou de développement de complémentarités dans des domaines aussi variés que la production, le développement commercial et l’export, la communication, la veille et l’innovation technologique, les ressources humaines et la formation, les achats mutualisés.
1998 : lancement d’une politique de soutien aux SPL en France
Engagée en 1998, à la suite du CIADT du 15 décembre 1997, la politique d’appui aux SPL s’est concrétisée par le lancement d’un appel à projets lancé en deux vagues en 1998 et 1999.
Cet appel à projets visait, sur des territoires marqués par une spécialisation productive, à renforcer les liens entre entreprises, à aider leurs responsables à dépasser des comportements traditionnellement cloisonnés et à les inciter à aborder collectivement le marché en les associant autour de projets porteurs de développement.
Une centaine de réseaux d’entreprises ont alors été soutenus et une commission nationale de suivi a été mise en place (circulaire Datar 29 mars 2001). Un appui à la formation dans les entreprises composant les SPL a été proposé (circulaire du 3 mai 2002). L’élaboration par les SPL de contrats d’objectif-innovation pluriannuels a été encouragée (circulaire du 7 mars 2003)
2008 : dix ans après
Une étude d’évaluation de la politique des SPL, a été engagée en 2007. Sur les 160 projets labellisés depuis dix ans, une centaine de SPL sont toujours actifs mais se caractérisent par une forte hétérogénéité en termes de taille du réseau, d’objectifs et de positionnement et de nature des projets.
Les SPL réunissent en moyenne une cinquantaine d’entreprises, des PME principalement et sont majoritairement nés d’une logique défensive d’adaptation de l’appareil productif aux contraintes du marché.
Les actions des SPL sont principalement tournées vers la performance des entreprises (appareil productif, développement commercial), les ressources humaines, l’innovation et le développement durable étant néanmoins des thématiques en croissance.
Une dizaine de SPL sont devenus des pôles de compétitivité. D’autres SPL sont impliqués dans des pôles de compétitivité (de même thème, sur un même territoire) notamment par l'animation des PME du secteur concerné ce qui a pour objectif une meilleure implication des PME aux projets des pôles de compétitivité.
Les financements accordés par la DIACT au titre du FNADT s’échelonne de 10 000 € à 75 000 € de par réseau d’entreprises, cette reconnaissance nationale ayant un effet levier important sur les financements accordés par les collectivités locales aux SPL.
Environ un tiers des décisions de la commission nationale de suivi vise au renforcement de SPL existants, deux tiers concernent des projets de nouveaux SPL. Ainsi, l’année 2007 a donné lieu au soutien de 4 nouveaux SPL et au renforcement d’un SPL existant. En 2006, 11 nouveaux SPL ont été soutenus et 4 renforcés. En 2005, 8 créations de SPL ont été soutenus et 4 renforcés.
Créé en juillet 1997, le Club des districts industriels français (CDIF) rassemble la plupart des SPL et quelques pôles de compétitivité. La DIACT apporte son soutien au CDIF qui contribue notamment à la formation des animateurs de SPL et à l’échange de bonnes pratiques.